Pourquoi lui ?
Parce que Léon XIV est augustin. Il a passé sa vie dans l’ordre qui porte son nom, l’a gouverné douze ans, a choisi une devise tirée de ses sermons et l’a cité dès ses premières minutes de pape. Impossible de comprendre Léon XIV sans Augustin.
Mais aussi parce qu’Augustin est peut-être le saint le plus proche de notre génération. Il a connu l’angoisse, l’ambition, le sexe sans engagement, les idéologies à la mode, les amitiés fusionnelles, la peur de rater sa vie. Il a cherché la vérité dans les livres, les sectes, les carrières. Et il a raconté tout cela avec une sincérité qui, seize siècles plus tard, reste bouleversante.
Tu nous as faits pour toi, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi.Confessions, livre I
Cette phrase, la plus célèbre de toute la littérature chrétienne, résume son expérience : nous sommes faits pour plus grand que nous. Tant qu’on ne l’a pas trouvé, on reste inquiet — et c’est une bonne nouvelle, parce que cette inquiétude est une boussole.